7 déc. 2008

Une "envergure" de l'être ?

Si tant d’êtres au monde, tels des fenêtres ouvertes sur le monde, paraissent ne donner que peu sur celui-ci, je veux dire sur la totalité de l’espace physique de la commun-ication (tel que seul un homme peut en concevoir le panorama et « y être »), cela semble dû en partie à leurs Existants mêmes. Un chien par exemple me semble plus « intelligent » qu’une plante parce qu’il réagit à bien plus de « stimuli » et me considère, surtout, à part entière, moi. Avec lui j’établis une véritable relation. Quel contact puis-je établir, en effet, avec un être qui ne pourrait pas même me considérer comme une entité ? La façon d’être du chien est donc plus proche de la mienne que celle d’une plante. Celle-ci n’a de moi comme Existants que le peu … que je lui inspire.

Quoi qu’il en soit des différentes façons d’être au monde, il semble qu’avec le nombre de ses Existants croît aussi, en chacune, l’espace (sinon les capacités) de commun-ication avec les autres. * Mais que signifie cette différence de complexité, d’étendue, de conscience, et surtout de quantité d’Existants en matière de présence au monde ? Qu’on est plus ou moins présent !? Sûrement pas ! Alors quoi ? Que ‘l’homme’, parce qu’il a multiplié de façon exponentielle ses Existants et surpasse très certainement en cela tous les êtres au monde, a une vocation eu égard tout ce qui est tout aussi présent que lui ? Peut-être, mais c’est là encore reconnaître implicitement que sa présence à lui est en quelque façon « supérieure » à celle des autres !


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(*) Au point, chez un homme, qu’il se met à imaginer « le monde ». Deleuze, je crois, s’étonnait des trois stimuli auxquels seuls répondrait la tique.