8 févr. 2009

Avant-propos


Si le véritable travail philosophique ne consiste pas en une thèse, s’il est bien plutôt confrontation sur le terrain de la philosophie, si l’objet de ces confrontations tient un homme personnellement à cœur – alors il faudra à cet homme faire un premier point avec lui-même dans une sorte de construction, de reconstitution de sa pensée fondamentale : un préalable. Le texte suivant est un tel préalable, une sorte d’arme et d’armure tout à la fois, un essai de dire. Il renferme en gros trois livres potentiels : sur le dire-être (ainsi nommé le dire de tout être), les inconvénients du savoir, et une alternative politique aux relations humaines fondées sur le « cogniscisme » (ainsi nommé le cognitivisme érigé en paradigme social et politique).

S’il n’était donc consacré au dire-être et motivé par un désir de montrer l’exemple (dire-être personnellement et s’apprêter à la confrontation), alors ce texte traiterait principalement d’ontologie, d’épistémologie et d’« inter-dires » humain. Mais en tant qu’il est livre, ce préalable à la confrontation est idéologiquement comme tous les livres : une spéculation sur le verbe dire aux autres. Aussi, loin de résoudre ce problème, il tente de le circonscrire.

La première partie rassemble quelques verbes qui ont lieu au monde, et évoque ceux spécifiques aux hommes : « Au monde »

La seconde partie, « Aux hommes », fait état de l’appropriation de l’être (au monde) par les hommes et de leur nouvel « espace d’être » par le langage.

La troisième partie enfin, définit la sagesse d’être homme au monde par la nécessité d’être aussi aux hommes : « Dans les deux ». De fait, le choix de dire-être personnellement par l’écriture est déjà une volonté de communication.

NB/ Mes dernières confrontations, au titre de « prolongements », se trouvent à l’adresse internet suivante : bras-de-mer.blogspot.com

1 commentaire:

joruri a dit…

De fait, le choix de dire-être personnellement par l’écriture est déjà une volonté de communication.

Oui. Il faut en passer par là on dirait...